Epitaphe
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Quand je ne serai plus qu’une feuille fanée
Rien qu’une rose morte au désert de l’ amour
Un souffle si léger balayé par le jour
Tous nos baisers éteints dans ta main passionnée
J’irai là bas m’asseoir où l’aurore étonnée
Jette ses feux dorés sur un cœur troubadour
Mon âme enfin muette entendra le tambour
D’une vie enflammée à l’Amour destinée
Pour mon ami de feu éclot la demoiselle
Frissonnante amoureuse au lin de sa dentelle
A ce délice blanc il offrira ses vœux
Hélas ! je n'étais qu’un songe d’infortune
Entre mes bras sommeille un trésor merveilleux
Pour éclairer l'espoir demain je serai Lune !
© Marine : Août 2004-08-08
http://www.chezmarine.net/sonnet40.htm