Au dernier Matin

 

Cette vie qui sans cesse m’appelle, un jour s’arrêtera

Je pourrais enfin déposer mon corps qui est si las

Je te demanderais sans doute avec une toute petite voix

Aime-moi, je t’en prie, prends-moi juste dans tes bras.

 

Mon cœur, j’en suis sûre pourra doucement s’éteindre

Mais toi, tout près de moi, tu pourras certes, m’étreindre

Ce sera ton visage, que je voudrais tendrement dépeindre

Je te fais la promesse, de ne pas laisser ma voix geindre.

 

Tu prendras ma tête dans tes mains, en libérant mon esprit

Tu m’aideras avec Amour à quitter sereinement ma vie

En aucun cas, à ce moment là, je ne serais ton souci

Et je n’aurais plus à me sentir dans ce couloir de survie.

 

Mon corps avec ta chaleur se détendra jusqu’à la fin

Tu m’aideras à franchir ce temps exempt de lendemains

Ce sera alors, le dernier instant de notre unique destin

Tu me serreras très fort, en me tenant par la main.

 

Mon âme dansera de joie, remplie de liberté tant espérée

Elle aura quitté, ce corps usé par toutes ces longues années

Le poids de la traversée n’existera plus, par le monde piétiné

Mon dernier regard te fera comprendre combien tu es Aimé.

 

29/08/2002

 


m.roellinger@evhr.net
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Le coeur a ses raisons que la raison n'a pas.