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Au
dernier Matin
Cette
vie qui sans cesse m’appelle, un jour s’arrêtera
Je
pourrais enfin déposer mon corps qui est si las
Je
te demanderais sans doute avec une toute petite voix
Aime-moi,
je t’en prie, prends-moi juste dans tes bras.
Mon
cœur, j’en suis sûre pourra doucement s’éteindre
Mais
toi, tout près de moi, tu pourras certes, m’étreindre
Ce
sera ton visage, que je voudrais tendrement dépeindre
Je
te fais la promesse, de ne pas laisser ma voix geindre.
Tu
prendras ma tête dans tes mains, en libérant mon esprit
Tu
m’aideras avec Amour à quitter sereinement ma vie
En
aucun cas, à ce moment là, je ne serais ton souci
Et
je n’aurais plus à me sentir dans ce couloir de survie.
Mon
corps avec ta chaleur se détendra jusqu’à la fin
Tu
m’aideras à franchir ce temps exempt de lendemains
Ce
sera alors, le dernier instant de notre unique destin
Tu
me serreras très fort, en me tenant par la main.
Mon
âme dansera de joie, remplie de liberté tant espérée
Elle
aura quitté, ce corps usé par toutes ces longues années
Le
poids de la traversée n’existera plus, par le monde piétiné
Mon
dernier regard te fera comprendre combien tu es Aimé.
29/08/2002
m.roellinger@evhr.net
http://www.ifrance.com/poesies2001/
Copyright © 2001 Michèle R.
Le coeur a ses raisons que la raison n'a pas.
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