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Derrière les dunes
Mes
pieds s’enfoncent dans le sable chaud
Le soleil éclatant, dans le ciel bleu est haut
Le vent souffle dans mes cheveux sombres
Comme une gamine, je joue avec mon ombre.
J’entends
les vagues de la mer qui se déchaînent
Dans ma tête, une douce rêverie s’enchaîne
Je suis heureuse, seule et libre sur cette plage
J’en oublie simplement, avec volupté mon âge.
Je
rêve, mais c’est mon droit le plus absolu
Le soleil, mon ami joue sur ma peau un peu nue
Je m’arrête, curieuse, est-ce un mirage là-bas?
J’aperçois une femme recouverte d’un voile de soie.
Son
visage est magnifique, d’une beauté inouïe
Je vois sur ces lèvres dessinées, qu’elle sourie
Que fait-elle, pourquoi est-elle dans cette position?
Au loin, j’entends une voix qui recouvre ma question.
De
grâce, éloignez-vous, je peins mon modèle
Regardez-là, comme est belle, parfaite, au naturel
Le peintre m’invite à m’installer très près de lui
Il m’explique que ce modèle est toute sa vie.
Il
l’aime comme il n’aurait jamais pensé aimer
Doucement, avec joie elle s’est laissée approcher
Depuis ils ne se quittent plus, formant une chair
Elle l’est devenue celle, qui ne cherche qu’à lui plaire.
Au-delà
des mots, il y a cet amour qui émane de la toile
Qui s’intitule, la femme aimée, au merveilleux voile
Le peintre se déplace vers son modèle en la soulevant
L’enlevant ainsi dans ses bras, vers leur unique firmament.
29/10/2001
Michèle R.
m.roellinger@evhr.net
http://www.ifrance.com/poesies2001/
Copyright © 2001 Michèle R.
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