Je n’ai rien à te dire

 

Je t’écris ces quelques mots, mais je n’ai rien à te dire

J’écoute le temps régulier, qui s’ennuie et qui soupire

Je quémande près de toi, un instant qui me fasse sourire

Je connais trop, des mots qui ne peuvent que mourir.

 

Ta tendresse si douce à mes yeux, m’encourage pourtant

Tu ne pourrais pas comprendre que je t’attends réellement

Je te rêve tout au long du jour, toujours si tendrement

Que de t’imaginer devient pour moi, un bel événement.

 

Ta douceur extrême, que tu ne montreras jamais tout à fait

Me fait comprendre cette trop lourde absence qui se refait

Ne me regarde pas trop longtemps, je sens mon visage défait

Oserais-je te dire, qu’en fait je n’ai pour cela, aucun regret.

 

Ta volonté que tu m’inculques, certes en voulant m’aider

N’existe que pour me conduire vers ma propre destinée

Je suis une petite princesse que l’on ne peut que protéger

J’aurais tant aimé qu’un jour tu puisses pour moi, m’aider.

 

Liras-tu seulement ces mots, te les enverrais-je un soir?

Quand sur mes épaules sera déposer un manteau noir?

Dans tes yeux, je ne cherche pourtant qu’un peu d’espoir

Ne ris pas de moi, ton absence me donne un simple cafard.

 

18/08/2002

 
Michèle R.
m.roellinger@evhr.net
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