L’inoubliable visage

 

Au creux de mon cœur, j’ai couché ton visage

Je ne veux pas qu’il aille vers d’autres rivages

Sans rester à mes yeux, le plus beau paysage

Je ne sais que trop, qu’il fait bien des ravages.

 

Au creux de mes mains, j’ai gravé ton empreinte

En les ouvrant, je n’y découvre que des demi-teintes

Parfois je joins mes mains, quand il y a des craintes

Ce langage pour moi est semblable à une feinte.

 

Au creux de mes yeux, j’ai caché ton doux regard

J’ai peur parfois, dans ta colère il peut devenir noir

Alors avec l’amour que j’ai pour toi, j’illumine le noir

Qui naît si vite, quand je ploie sous l’immense cafard.

 

Au creux de mes oreilles, j’ai amarré ta tendre voix

Dans le silence absolu, je la retrouve par choix

Elle réchauffe mon être tout entier quand il a froid

C’est le dernier son avant que le bateau ne se noie.

 

Au creux de ma bouche, j’ai enfermé mes mots d’amour

Je te les murmurerais sans doute un jour à ton retour

Toi l’inoubliable visage, je te ressens dans ma tour

Je suis devenue gardienne de cet écrin de velours.

 

05/12/2002

 

Sincèrement et Amicalement
Michèle R.
m.roellinger@evhr.net
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Le coeur a ses raisons que la raison n'a pas.