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L’inoubliable
visage
Au
creux de mon cœur, j’ai couché ton visage
Je
ne veux pas qu’il aille vers d’autres rivages
Sans
rester à mes yeux, le plus beau paysage
Je
ne sais que trop, qu’il fait bien des ravages.
Au
creux de mes mains, j’ai gravé ton empreinte
En
les ouvrant, je n’y découvre que des demi-teintes
Parfois
je joins mes mains, quand il y a des craintes
Ce
langage pour moi est semblable à une feinte.
Au
creux de mes yeux, j’ai caché ton doux regard
J’ai
peur parfois, dans ta colère il peut devenir noir
Alors
avec l’amour que j’ai pour toi, j’illumine le noir
Qui
naît si vite, quand je ploie sous l’immense cafard.
Au
creux de mes oreilles, j’ai amarré ta tendre voix
Dans
le silence absolu, je la retrouve par choix
Elle
réchauffe mon être tout entier quand il a froid
C’est
le dernier son avant que le bateau ne se noie.
Au
creux de ma bouche, j’ai enfermé mes mots d’amour
Je
te les murmurerais sans doute un jour à ton retour
Toi
l’inoubliable visage, je te ressens dans ma tour
Je
suis devenue gardienne de cet écrin de velours.
05/12/2002

Sincèrement
et Amicalement
Michèle R.
m.roellinger@evhr.net
http://www.ifrance.com/poesies2001/
Copyright © 2001 Michèle R.
Le coeur a ses raisons que la raison n'a pas.

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