La fin de ce jour

 

 

Dans le grand manteau noir de cette nuit déjà entamée

Je cherche les souvenirs de ce jour qui m’a condamné

A être présente, à vivre au mieux, sinon à juste erré

Malgré la lumière, j’étais plongée dans l’obscurité.

 

Faut-il vraiment se réaliser à vie, en étant l’ennemi

Qui sans cesse, vient taquiner jusqu’en pleine nuit

Ne laissant pas un seul et unique instant de doux répit

Glaçant ainsi ce pauvre sang, qui ne peut être de la lie.

 

Le monde est donc composé de trop nombreux pourquoi

Ceux cachés sous des habits de chair, tout au fond de soi

Sans réponses, ils se transforment pour l’homme en loi

C’est contre cela, que je me bats, moi qui ne suis que moi.

 

Le silence devenu mon compagnon, apaise maintenant mon cœur

Je chasse jusque dans les méandres, les trop lourdes torpeurs

Je ne conçois pas les jours vides, des visions des belles couleurs

Je tente en vain, d’écarter une fois encore, mes terribles douleurs.

 

Le jour ne peut exister sans que la nuit sombre ne me hante

J’affirme avec certitude, que nul mot tracé par moi, je n’invente

Je vis au travers de ces mots, qui en mon cœur souvent chantent

Si forts si doux, si vrais, qu’écrits, réellement ils m’enchantent.

 

27/08/2002

 
Michèle R.
m.roellinger@evhr.net
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