La petite fille d’ailleurs

 

Les cheveux au vent, je regardais le paysage

Je rêvais au temps où j’étais une enfant sage

En fait jamais enfermée dans une belle cage

Je croisais ton regard noir en sentant la rage.

 

Jeune enfant, tu guettes le passage des safaris

Qui donc, si ce n’est ce monde d’incompris

Qui t’a à mon humble avis, trop vite appris

Ce que le monde a peint en noir et trop gris.

 

Un seul monde divisé en deux mondes inégaux

Où chacun essaye de jongler avec trop de mots!

Souvent transformés en une multitude de maux!

Qui ne rendent pas par naissance les hommes égaux!

 

Ta main se tend chaque fois qu’une voiture passe

De ce geste là, jamais toi, petite fille tu ne te lasses

Ce n’est que dans ton pays, que tu tiens une place

Pour moi, il est impossible que ton sourire ne s’efface.

 

Tu quémandes des bonbons à tous ces étrangers

Venus pour visiter des coins de toute beauté

Mais qu’elle sera ta réelle et simple destinée

Toi qui vis depuis toujours dans la pauvreté?

 

Qui changera le monde pour le rendre meilleur?

Un homme entendra-t-il la prière dans ton cœur?

Pour un jour de ton pays transformer ta douleur

En faisant tomber les frontières et les murs de pleurs.

 

28/10/2002


Michèle R.
m.roellinger@evhr.net
http://www.ifrance.com/poesies2001/
Copyright © 2001 Michèle R.