La vague du temps

 

Un instant je m’imagine assise sur une très belle plage

Une vague déferle à mes pieds, m’offrant des coquillages

En fait par un tour de magie, ils deviennent des pages

Décrivant cette vie qui je vis avec une certaine rage.

 

La vague repart, dans un geste de doux roulement

Mais elle ne me fait pas peur, elle égrène mon temps

En comptant sans faire trop de bruit, mes printemps

Puis elle rejette mes souvenirs gardés telle une enfant.

 

Toujours la même vague, dans le même geste s’en revient

Elle voudrait chuchoter à mon oreille une part de destin

Mais elle me laisse seule, propriétaire de mes lendemains

Elle s’oppose devant moi, faisant un barrage avec mes mains. 

 

Elle s’éloigne de moi pour me faire découvrir la réalité de la vie

Me rappelant sans le vouloir l’existence de mes jours trop gris 

Ce qui fait naître dans mes yeux, une longue coulée de pluie 

Je comprends aussi que rien en ce monde n’est commencé, ni fini.

 

La vague se jette à mes pieds, je l’entends dans un murmure 

Elle m’enveloppe, j’ai peur, je ne sais pas ce que j’endure

Je décode le message, la vague c’est moi et mes quatre murs 

Je n’ai qu’un unique souhait, que cette vague longtemps perdure.

 

16/08/2002


Michèle R.
m.roellinger@evhr.net
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