L’amour ou la liberté

 

Qu’il est doux de vivre au son des nombreux: je t’aime

Créant ainsi d’autres mots, qui riment avec: moi de même

Certains naissent sous les doigts et finissent en poèmes

D’autres murmurés sont à l’origine de bien des problèmes.

 

Ce sentiment si souvent jailli d’un regard certes échangé

Une vie entière peut en basculer, un cœur à jamais laminé

Devenant un départ dans une vie trop souvent arrêtée

Pour celui qui veut se complaire dans sa réelle destinée.

 

De quoi sera fait le lendemain, après le passage de Cupidon

Tirant ses flèches brûlantes sans demander la permission

D’établir dans le cœur de l’homme, une nouvelle maison

Changeant en peu de temps pour l’amoureux, des visions.

 

C’est là, qu’intervient ce mot prôné, qui est la liberté

Que faut-il faire, aimer, laisser faire ou tenter de protéger

En pensant qu’un jour le regret viendrait tarauder

La conscience enfouie quand elle viendra trop ronger.

 

Quel argument conviendra-t-il d’utiliser, si ce n’est l’amour

Où se trouve la barrière entre la liberté et une belle tour?

Quand d’un visage ravagé, il ne reste plus que le contour

Est-ce le choix entre l’amour et l’amour qui rend le cœur lourd?

 

 

03/10/2002


Michèle R.
m.roellinger@evhr.net
http://www.ifrance.com/poesies2001/
Copyright © 2001 Michèle R.