Le temps s’envole

 

Hier je voyais ma fille, telle une tendre petite enfant

Je revois ces bouderies, j’entends ces rires d’antan

Quand elle tournoyait dans sa belle robe en dansant!

Quand elle ne me voyait plus, elle criait ce mot, Maman.

 

Mais hier n’existe plus, je savoure cette fin de journée

Je me donne avec joie, un court instant le droit de rêver

Je ferme les yeux, un visage se dessine de tendresse habillé!

Sa bouche est rieuse, même silencieuse, elle est animée.

 

Car cette petite fille a grandi, faisant place à une femme

Au regard si beau, que trop vite en ce monde, il désarme

Jusqu’au fond de l’homme, de son être et de son âme

Voilà donc la source, de toutes ces nombreuses larmes.

 

Sa démarche, par moment la rend presque irréelle

Aérienne, je recherche en elle, une imaginaire ficelle

Elle me rappelle,  que c’est un prénom qu’elle épelle

En fait, femme ou enfant, je la trouve tellement belle.

 

J’aimerais encore un peu par égoïsme, la retenir

Mais je pense avec confiance à son futur devenir

Elle restera ma fille avec sa kyrielle de souvenirs

Pour l’instant, seul, je revois son doux sourire.

 

Les années ont passé, c’est le tic-tac qui s’égrène

Qui de nous deux cache vraiment de par le départ sa peine?

Jamais les mots, je t’aime  ne ressembleront à une rengaine

Je  lui envoie ces mots à semer comme de nouvelles graines.

 

03/11/2002

 

 

 

Sincèrement et Amicalement
Michèle R.
m.roellinger@evhr.net
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Copyright © 2001 Michèle R.
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