Le vent dans les cheveux

 

Je me souviens de ce vent un peu chaud du désert

Qui soufflait sur moi, qui était sans nul repère

J’avoue simplement, que j’ai découvert une terre

Qui n’ a rien à voir avec celle de mon tendre père!

 

Je revois devant mes yeux ses palmiers immenses

Majestueux, qui par leur douce présence compense

Cette solitude qui peut rimer avec le mot: silence

Mais pour moi, c’est devenu plus qu’une évidence.

 

Le sourire n’efface en rien les pieds nus des enfants

Ils ont toujours vécu ainsi, comme leurs parents

Il est vrai qu’à leur côté, mon teint est très blanc

Nous n’avons pas la même valeur de l’argent.

 

Je n’ai pas seulement remarqué ces grandes maisons

J’ai admiré, ce que je nomme un nouvel horizon

Je recherche ce vent inscrit et sa douce sensation

C’est le plus beau souvenir de ma dernière évasion.

 

Mon cœur a saigné en voyant une part de pauvreté

Je me suis sentie impuissante devant ces destinées

Mais il est vrai, que j’ai vu des êtres tant s’aimer

Que ce soir, par ce vent je voudrais être balayée.

 

15/10/2002

 

 

 

Sincèrement et Amicalement
Michèle R.
m.roellinger@evhr.net
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Copyright © 2001 Michèle R.
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