N’abandonne pas

Quelques années seulement nous séparent
Mais cette maladie invisible nous accapare
Je te tends la main, chassant ton désespoir
Effaçant cet immense interminable cafard.

Tu te sens usée, minée, traquée à chaque instant
Tu en oublies par révolte aussi, ta vie d’avant
Tu croules sous le poids de tous tes tourments
Laisse-toi bercer par les mots vrais, simplement.

Ton corps meurtri hurle en ce jour ta douleur
Tes yeux n’en peuvent plus de tes pauvres pleurs
Mais je t’en prie, retire-toi dans ton petit cœur
Souviens-toi, au fond de toi, de ton enfant bonheur.

Cette petite fille écrasée par toute cette vie
Laisse-là revenir, elle te tiendra compagnie
Je te promets, je le sais que ta vie n’est pas finie
Sèche tes lourdes larmes, regarde-toi et sourie.

L’amour est autour de toi depuis tant d’années
Pour lui, je suis sûre, tu n’as certes, pas changé
Laisse ton âme si belle, si pure, si douce t’éclairer
Ton esprit va au fil des heures bien vite, se calmer.

Tourne la page noircie, de ta grande souffrance
Repense juste, un peu à ton unique existence
En toi, en ta vie, en l’amour reprends confiance
Sans oublier, pour ceux qui t’aiment, ton importance.

Un jour nouveau s’est pointé, avec une touche de rire
Essaie un tout petit peu, tu verras, tu pourras sourire
Tu as traversé un long moment, dans un pauvre soupir
Je t’en prie, pour toi, pour les tiens retrouve ton inspire.
17/10/2001

Michèle R.
m.roellinger@evhr.net
http://www.ifrance.com/poesies2001/
Copyright © 2001 Michèle R.

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