Toi l'implacable

Tel un redoutable vautour, tu te jettes sur moi
J'étouffe, tu m'enserres comme une pauvre proie
Tu n'entends pas, que se sont mes os que tu broies
Je quémande une petite once de pitié auprès de toi.

Tel un glaive sans fin, chaque jour tu me transperces
Tu ne comprends pas la situation que je traverse
Hélas, en peu de temps? sans effort tu me renverses
Tu as tout ton temps, mais le mien encore me presse.

Telle une ombre, tu m'empêches de vivre comme avant
Tu es en moi, tu ressembles à un horrible enfantement
J'ai réalisé ta présence, mais avec toi rien n'est évident
Je te combats pourtant avec volonté, au fil des ans.

Telle que j'étais avant, tu viens souvent me hanter
Pour me démontrer que je ne peux pas t'inventer
Parfois j'ai peur de toi, tu es là pour tant me blesser
Devant les autres, à cause de toi, je me sens diminuée.

Telle la nuit qui revient sans cesse, après chaque matin
Tu me barres la route, tu brises ma vie et mon chemin
Aujourd'hui je suis seule, face à toi, à mon destin
Avec beaucoup d'amour, je me lève et je me prends en main.

Telle une dualité, qui ne finira jamais, tu es en mon corps
A qui la faute, j'ai admis ce qui est devenu mon sort
Je voudrais être sereine, semblable à l'eau qui dort
Faudra-t-il réellement que je te traîne jusqu'à la mort?

18/11/2002

 

 

Sincèrement et Amicalement
Michèle R.
m.roellinger@evhr.net
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Copyright © 2001 Michèle R.
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