Toi le frère

 

Toi le grand frère que je n’ai pas eu, je t’ai rêvé ma vie entière

J’ai fait de toi en toutes ces années, un  personnage légendaire

Tu as existé dans mon cœur, même si ce n’est pas sur cette terre

J’aurais tant voulu que tu sois pour moi, un immense repère.

 

Hélas la vie ne se donne pas sur commande, j’en suis certaine

J’imagine une grande main câline, calmant ma lourde peine

Des yeux si doux chassant sans le vouloir, ce semblant de haine

Semant ainsi en quelques secondes pour moi, de nouvelles graines.

 

Je t’ai parlé à toi, celui qui n’a pas été, pour pouvoir te créer

Sans jamais t’inclure réellement dans ma pauvre destinée

Mes mots se sont perdus dans le vent, mais tu m’as accompagnée

Sur les chemins tortueux quand trop souvent, je me suis révoltée.

 

Les années ont passé, doucement mon idée s’est évanouie

Il n’y pas si longtemps, quelque chose a changé dans ma vie

Toi le frère que je n’ai pas eu, est né sous une forme d’ami

Depuis il est vrai, à ce parcours vital sur lequel je suis, je sourie.

 

Combien de temps, côte à côte, ensemble marcherons-nous?

Je sais que tu me tendrais tendrement la main, si j’étais à genoux

De cette entente nouvelle, heureuse, je n’en vois pas le bout

Toi le frère qui ne l’est pas vraiment, tu n’as rien d’un loup.

 

Dédié à celui qui n’est pas mon frère.

04/09/2002

 


Michèle R.
m.roellinger@evhr.net
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