Toi son grand amour

 

Je ne te connais pas encore, si ce n’est par ces dires

Mais de grâce, entends-moi, ne la fait jamais souffrir

De sa vie, je quémande si souvent de simples sourires

Il y en a qui naissent, et d’autres ne font que mourir.

 

Elle a sa jeunesse devant elle, il faut qu’elle la vive

Pour elle, tu es aussi nécessaire à la vie, que l’eau vive

Par ton absence, il faut simplement  qu’elle te survive

Je sais déjà, que tu attends réellement qu’elle te suive.

 

Dans sa tête, elle a définitivement oublié son enfance

Lui parler de cette époque, la plonge dans l’indifférence

J’aurai tant aimé qu’elle reste encore un peu insouciante

Son amour pour toi est devenu une nouvelle quintessence.

 

La vision de la vie est-elle la même, l’amour suffit-il?

Je la regarde semblable à une funambule sur un fil

Parfois même une larme s’accroche à ses beaux cils

Je sens que cet amour naissant pour vous n’est pas facile.

 

Lui demanderas-tu sa main un jour, quand elle aura grandi?

Je ne l’ai pas vu murir, celle que j’aime, cette petite fille

Votre chemin sera t-il à tout jamais le même pour toute cette vie?

Aime-la, tant que tu peux, efface avec ton amour ces jours gris.

 

Mais ne la fait jamais souffrir.

12/08/2002

 

Michèle R.
m.roellinger@evhr.net
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