C'est possible

                                                   

La vie se faufile discrètement croyant que j’ignorais sa présence. Pourtant, depuis toi, je ne l’ai jamais sentie aussi présente et je ne l’ai jamais trouvé aussi belle. Comment peut-on passé à côté de tant d’éclat? Le bonheur magasine les cœurs et, dans ses emplettes, il a choisi d’acheter le mien! Quelle chance que j’ai d’être restée sur les tablettes au moment de ses achats!

 

Voilà que je me retrouve dans cet état d’esprit que je n’ai jamais connu dans le passé... ou si faiblement! Je me nourris dorénavant de la cocaïne de l’amour et elle m’emporte dans un ``trip``inimaginable. Je voyage délibérément vers cette justice qui m’a enfin tendu les bras par TOI ....Toi que j’aime tant! Que puis-je croire de plus merveilleux? Le scintillement des étoiles illumine cette joie qui s’était éteinte à regret. L’amour gonfle mon cœur et le remplit  de l’abondance du désir. Bien que ma solitude ait coulé sous les flots d’un océan de chagrin, je ne ressens aucune culpabilité... ni remords. Comment se peut-il que tant de beauté se soit tue pendant tant de temps?  L’éblouissement qui jaillit de mes contemplations est tout simplement immaculé. Je suis figée sur le seuil d’une porte  de tendresses me laissant emporter par l’amour et ses compensations. Est-ce ça le bonheur?

 

L’aube accompagne le matin, l’épine protège la rose, la feuille complète l’arbre et l’arôme rehausse le bouquet. Si tout se doit de ne faire qu’un ici-bas’ pourquoi la solitude existe-elle? Pourquoi le mal doit-il être l’apprentissage du bien? Tout est si beau quand on aime... pourquoi la haine a-t-elle une place? Depuis toi je ne vois plus les chose avec les même yeux. Je ne contemple plus le paysage avec le même regard. Je ne cohabite plus avec la solitude... elle m’ennuie... Je m’éloigne de tout ce qui trahit  le confort émotionnel et qui pourrait l’abîmer. Maintenant qu’il partage me vie il restera le nourrisson de ses élans.

C’est dans les entrailles de mon cœur que mon nouveau bonheur s’est logé. Il est à moi et la cuirasse de mon myocarde est intouchable. Rien ne pourra le détruire comme par le passé. Ni la jalousie, ni la possession ni l’abus des autres n’auront emprise sur lui... que moi!

 

Quand la misère s’acharne à désoler les gens, l’abandon profite de cette faiblesse pour briser leur vie. Mais si l’on revête l’armure de la persévérance, cette faille n’aura aucune emprise sur notre courage. Le combat deviendra la raison de notre succès et la fierté couronnera victorieusement notre réussite. Il faut se battre contre les intempéries et ne jamais leur laisser croire que nous sommes vaincus. C’est par nos victoires que se définira le bonheur... et c’est possible.  

 

 

Novembre 2000

Écrit par Claire Lefebvre