D’où viennent les belles couleurs des feux d’artifice.

 

Saviez-vous que la fabrication d’une fusée ou d’un feu de Bengale repose sur de grandes connaissances en chimie.

L’art de préparer les pièces d’artifice s ‘appelle la pyrotechnie, mot formé de deux noms grecs signifiant feu et art. Dans leurs laboratoires, les chimistes font souvent des feux d’artifice miniature pour déterminer la nature de l’élément qu’ils étudient. La couleur de la flamme d’un élément les aide en effet à les reconnaître.

C’est au cours de telles expérience que les savants eurent l’idée de fabriquer des pièces d’artifice; il y a très longtemps que les fusées sont employées comme signaux marins et par les armées opérant la nuit.

 

La couleur de la flamme est due à l’élément lui-même, aux vibrations qui ont lieu dans les atomes. Ces vibrations font naître dans l’atmosphère des ondes qui nous apparaissent bleues, rouges, jaunes ou de toutes autres couleurs. Les sels de baryum par exemple, donnent une flamme verte, les sels de strontium une flamme rouge. Que les sels soient des chlorures ou des sulfates, peu importe : c’est l’élément lui-même qui donne à la flamme sa couleur.

Les jolies petites étoiles formées par les compositions que nous employons au cours d’une fête à la maison sont produites par de minuscules bouts de limaille de fer, dont la flamme est intense mais de courte durée.

 

Il est possible de produire des pièces d’artifice de bien des couleurs : on obtient une couleur dorée avec des sels de sodium; les sels de lithium sont rouges, les sels de cuivre bleus. Pour donner une flamme brillante, certains de ces composés ont besoin de plus de chaleur que d’autres; c’est encore à la science que les fabricants ont recours pour obtenir une composition donnant une flamme assez chaude au bon moment.

 

 

Texte tiré de l’Encyclopédie de la Jeunesse