Bonheur envolé



Tout dors, tout est mort ...
J'aime ces instants de calme absolu
Aucun bruit, aucun cri,
Ne vient troubler le silence de la nuit.

Seule avec mes rêves,
Mon esprit vagabonde
Au gré des souvenirs
De nos beaux moments révolus.

Pourquoi cette subite tristesse,
Cet étrange sentiment d'impuissance
Cette indéniable certitude
Que rien ne sera jamais plus comme avant.

Nos fous rires ont cédés la place au silence.
Notre belle complicité, à ton absence.
Notre île est déserte
Pipelette naufragée, sans bouée.

J'aimerais tant chasser de mon coeur
Toute cette trop grande douleur
Toutes ces craintes non feintes.
Ces larmes au bord des yeux.

Revenir au passé, et revivre encore
Cet instant magique et merveilleux
Où tous les soirs, je te retrouvais.
Pour quelques heures de bonheur.


Bonsoir trésor, je suis là ...
Bonsoir amour, tu vas bien ?
Tu sais quoi ? Dis moi mon coeur ...
Tu es belle en rose ...

Dis moi ?
Je savais ... tu n'avais pas besoin de parler.
Je te volais tes mots, tu capturais les miens.
Ecoutes amour,

Je suis encore habillée ...
Pantalon noir, un chemisier blanc
Transparent, les cheveux relevés
Et pieds nus ...

Approche toi.
Je suis là mon coeur,
Encore, plus prés ...
Je suis tout prés de toi ...

Mes mains sur tes épaules ...
Oui ...
Je t'embrasse très tendrement.
J'aime, mon amour.

Et sans transition la folie nous surprenait
Un grand mot noir apparaissait.
Tu es conne ...
Tu m'as effrayée.

Envolés tous ces propos ...
Balayés nos délires.
Mes ongles ne sont plus rouges
A quoi bon ?

Où sont toutes ces belles images
Qui ravissaient mon regard ?
Toutes ces sublimes paroles
Qui enchantaient mon coeur ?

Mes illusions doucement,
Se fanent et meurent.
Mes rêves agonisent
Dans un gouffre de peurs.

Je le ressens bien.
Plus rien n'est comme avant.
Douloureux constat,
De mon coeur en souffrance ...

Un bonheur si grand
Ne pouvait être pour moi
La réalité m'a bien vite rattrapée.
Je ne suis pas faite pour aimer

Voilà la vérité ...



Lydia


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